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ON CROIT TOUT SAVOIR, EN FAIT ON NE SAIT RIEN

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ON CROIT TOUT SAVOIR, EN FAIT ON NE SAIT RIEN


Je m’appelle Julien, je suis un homme heureux.
Je me suis marié à une femme, belle comme une fleur
Nous avons eu le coup de foudre tous les deux
Nous étions encore jeune, je ne voulais que son bonheur.

Nous ne voulions pas d’enfants tout de suite,
Nous voulions d’abord, un travail sûr
Nous avions fait des études pour qu’ensuite,
Nous ne manquions de rien bien sur !

Nous avions trouvé un emploi bien ancré
Nous avions décidé de travailler tous les deux
Nous avons acheté une ancienne ferme, bien typée
Il y avait des travaux à faire dessus, mais nous étions heureux.

Nous étions propriétaires, notre ferme était bien à nous.
Nous avons voulu concevoir des enfants,
Nous en avons eu trois, nous étions fier comme tous !
Nous avons eu deux garçons et une fille, ils étaient bien vivants.

La restauration de la ferme nous prenait tous nos loisirs.
Nous y passions tous nos week-end et tous nos congés.
Nos enfants nous aidaient, cette maison était pour leurs avenirs.
Nous avions calculé, qu’à la retraite, la maison serait finie de payer.

Le travail la journée, la restauration le soir,
Nous ne faisions que cela, nous étions des passionnés.
Les journées, les mois et les années sont passés sans rien voir,
Nous n’avons même pas vu nos enfants grandirent, puis nous quitter.

Aujourd’hui, je suis dans cette grande maison vide, avec ma femme.
Nous n’avons même pas le souvenir de nos enfants, de les voir s’épanouir,
Notre maison est devenue très belle, mais il y manque des âmes
La vie de nos enfants, que nous n’avons pas pris le temps les voir grandir

Nous nous rappelons, comme hier, nous changions encore leurs couches
Aujourd’hui, ils sont grands, ils sont mariés et ont des enfants
Notre vie est une toile male finie, il manque des retouches,
L’amour entre nous, l’amour de nos enfants, trop pris par le temps

Aujourd’hui, je suis couché sur un lit, mon âme n’a plus envie de mon corps
Ma femme est là, assise sur son fauteuil à bascule, elle tricote une écharpe
Elle n’a plus que cela à faire, je là regarde, elle qui avait un si jolie corps
La passion pour notre maison a tout tuée, j’ai vraiment envie que l’on m’écharpe

A l’intérieur de mon corps vie une grande colère, j’ai raté ma vie
Je n’ai vécu que pour cette maison, un amour bien matériel
J’ai envie d’en parler, de me confier, mais…je ne sais pas à qui
Je ne me suis pas rendu compte que je passais à côté de l’essentiel

Il existe une chose plus merveilleuse que la pierre et le bois
Une chose que l’on peut voir, si nous n’ouvrons pas les yeux trop tard
L’amour de sa femme et de ses enfants, mais je sais que je ne le mérite pas
Je voulais pourtant les rendre heureux, maintenant, j’ai peur de croiser leurs regards

J’ai peur qu’ils me jugent, qu’ils me condamnent pour ne pas leur avoir donné
Tout l’amour et l’attention qu’un père doit donner à ses enfants et à sa femme.
Je pensais faire bien, en leur faisant cette belle maison, mais maintenant j’ai du regret
Je souffre de ne pouvoir leurs dires, j’ai envie de crier corps et âme

Pardonné moi, je n’avais pas compris, je croyais faire le bien pour vous
Et je ne faisais le bien que pour moi, je ne suis qu’un égoïste stupide,
Maintenant, il est trop tard, je ne peux plus revenir en arrière, et j’avoue
Que j’en suis très malheureux, je ne sais plus quoi faire, je me sens vide

Mon âme veut quitter mon corps, mais je résiste, je ne veux pas partir
Je veux sentir le pardon dans le regard de mes enfants et de ma femme
Qui est là, à attendre, en tricotant, elle me regarde, pour voir si je respire
Nous sommes tout deux, dans cette grande maison qui n’a plus d’âme

Mes enfants, petits enfants et amis sont dans la pièce à côté
Ils sont tous là, prostrés, à attendre que ma fin arrive
Tient ! Pourquoi papa et maman sont-ils là, à mes côtés ?
Ils sont venus me chercher, je vais bientôt passer sur l’autre rive

Mes enfants, petits enfants et amis sont entrés, ils sont prés de moi
Ils m’embrassent tous tendrement, je vois dans leurs yeux de l’amour
Mon dernier petit enfant s’assoie, puis s’allonge prés de moi,
Il me murmure à l’oreille, des paroles que j’attendais depuis toujours

« Papy, nous t’aimons tous, tu peux, si tu le désires, partir sans regret »
A ses mots, j’ai vu toute ma grande famille me regarder en souriant,
Ma femme me tenait la main, et me fit, je pense, un dernier baiser
Mes parents étaient là, ils m’attendaient, je les ai suivi tout sereinement.

Je suis maintenant invisible à vos yeux, mais présent dans vos souvenirs
Je connais maintenant ce que veut dire le mot ; « amour »
Il faut que vous quittiez votre tristesse pour laisser place aux sourires
Je suis toujours là, tout prés de vous, et je vous regarde vous épanouir

Je cherche à me faire entendre, afin de vous dire que j’ai compris,
La vie ne doit pas être faite de superficiel, mais d’amour et d’attention
Tout ce qui est matériel, tout ce qui est confort, tout ce qui m’a permis
De construire un monde de bois et de pierres n’est que dérision

J’ai compris maintenant que l’amour est le seul intérêt
J’ai compris, que tout ce que j’ai bâtis, je l’ai fais pour moi
Et non pour ceux que j’aimais, je voudrais qu’ils sachent le vrai,
Ce que je n’ai pas su leur dire, qu’ils étaient tout pour moi

Toi, qui est là, et qui m’écoute maintenant, dis leurs !
Dis leurs, à mes enfants que je regrette, que je n’aie pas su
Dis à ma femme, que je l’attend, dans ce monde plein de bonheur
Que nous aurons l’éternité, pour vivre ce que nous n’avons pas vécu

Dis-leur à tous, que je n’ai jamais été aussi vivant
Dis leur que mon corps n’était qu’un vêtement, une enveloppe,
Dis leur que je suis moi, plus vivant qu’auparavant !
Dis leur que je suis chez moi, et que je me développe !

Mon corps était pareil à une chenille qui rampe par terre
Le passage dans l’au-delà en était le cocon,
Et maintenant, je suis libre, comme un papillon dans l’air
Je ne souffre plus, je sens vraiment comme un papillon

Maintenant il faut que je vous laisse, je dois partir
Je ne vous dis pas adieu mais au revoir
J’ai maintenant mon chemin à parcourir
Mais grâce à Dieu, je pourrais vous revoir.

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